Archive dans 10 janvier 2019

Qu’elle position avoir vis à vis du format IFC ?

Les architectes ont tout intérêt à bien comprendre les enjeux de l’IFC dans les échanges des données BIM d’un projet d’architecture.

L’IFC est le formation d’échange établi par Building Smart pour l’interopérabilité entre les acteurs d’un projet de construction. Il s’agit donc bien d’un format de fichier qui peut récupérer non seulement la maquette numérique 3D mais aussi toutes les données qui concernent chaque élément constructif.

Pourquoi un format d’échange standard ? La gamme de logiciels BIM est grandes et chacun a sont format natif. Echanger des fichiers de formats natifs ne peut se faire qu’entre des logiciels d’un même producteur de logiciels. Actuellement on passe souvent par du DXF ou même des PDF pour fournir à l’un ou l’autre partenaire du projet les informations dont il a besoin pour effectuer les tâches qui lui incombent. Cela fait perdre du temps et créé de la ressaisie d’information en permanence. Comme le DXF a été le format d’échange pendant des années (encore maintenant) pour les logiciels de CAO, Building Smart propose de créer un format d’échange pour le BIM qui serait l’IFC pour Industry Foundation Classes.

Ce type de format ou de fichier doit pouvoir récupérer (importer) et envoyer (exporter) toutes les données créées dans un logiciels BIM quel qu’il soit. Il est donc important qu’un architecte puisse récupérer un fichier IFC dans son logiciel de modélisation s’il veut participer à un projet géré par un processus BIM. Il doit aussi pouvoir envoyer son fichier au format IFC pour les mêmes raisons. Le choix de son logiciel de modélisation doit donc se faire aussi par rapport à ce critère s’il souhaite participer à un projet BIM.

Pour des questions purement commerciales, chaque producteur de logiciels essaye de mettre en avant ses capacités à importer et à exporter au format IFC. Mais, ils essayent aussi de mettre en avant les capacités d’interopérabilités existants entre les différents logiciels d’un même producteur. Cela vient du fait que l’IFC, dans sa forme actuel pose encore quelques soucis d’import et d’export des données BIM. Effectivement l’IFC n’est pas encore arrivé à maturité et est toujours en développement. Ce qui pousse certains maitre d’ouvrage à estimer qu’il est plus intéressant de travailler avec le même logiciel pour garantir le transfert des données dans leur intégralité. Ils poussent donc, dans certains cas, à ce que tous les partenaires d’un même projet travaillent avec le même logiciel. Cette exigence peut être très contraignante pour les architectes.

Comme nous le savons tous, les architectes ne travaillent pas tous avec le même logiciel. ArchiCAD, Allplan, VectorWorks, SketchUp, … etc. S’ils doivent s’adapter pour chaque projet au logiciel imposé par un maitre d’ouvrage cela serait ingérable pour eux. Devoir passer à un autre logiciel coute de l’argent en termes de licence, de formation et de perte de rendement. Il est donc important que les architectes mettent en avant les échanges de données via le format IFC pour pouvoir garder leur logiciel et se concentrer sur la question du travail collaboratif dans le BIM au lieu de se former perpétuellement sur de nouveaux logiciels.