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Peut on faire du BIM sans maquette numérique ?

Après avoir approfondi la question du BIM depuis quelques années maintenant. Après avoir suivi son évolution et étudié ce qu’est vraiment le BIM. Après avoir pris à coeur d’apprendre et de former dans le domaine du BIM. Je peux dire aujourd’hui qu’il est possible de faire du BIM sans maquette numérique.

Je ne dis pas que la maquette numérique n’a pas d’intérêt. Au contraire. Elle est un support formidable pour les données et un outil d’analyse impressionnant. Je veux juste dire que quelque soit la qualité de la maquette numérique et les possibilités qu’elle offre, si le processus ou les processus mis en place pour gérer un projet en mode BIM n’est pas bon, la maquette numérique peut être même contre productif.

Combien de projet ont été lancé dans l’idée de faire du BIM en s’appuyant seulement sur la maquette numérique et se sont retrouvé à gérer plus de problèmes qu’ils n’auraient eu sans le BIM ? Combien de projet ont découragé les acteurs de de dernier à retravailler en mode BIM parce que personne n’a défini à l’avance les processus, les rôles et les responsabilités ?

Après avoir mis en place des méthodes de travail basée sur les processus avant toute chose, je me suis rendu compte qu’il était effectivement possible de faire du BIM, c’est à dire de gérer au mieux un projet et optimiser les échanges et la collaboration sans forcement utiliser une maquette numérique comme support des informations à échanger.

Je ne prône pas un BIM sans maquette numérique. Elle y trouve très bien sa place et il n’existe pas ce qui pourrait la remplacer, mais, chacun doit bien remettre à sa place cette maquette numérique et bien comprendre qu’elle n’est qu’un support d’information et d’analyse et qu’elle n’est qu’une partie des processus qui eux assurent le succès d’un projet en mode BIM.

Le BIM pour l’Algérie ?

Envisager le BIM pour l’Algérie, ne doit pas se faire de la même façon que dans un pays Européen par exemple.

Il est existe plusieurs raisons à cela :

Avant toute chose, l’Algérie possède une richesse plus importante que celle du pétrole ou le gaz. Il s’agit de sa jeunesse. Cette jeunesse à en plus une très grande capacité s’assimiler les innovations technologiques, ayant soif de s’avoir notamment technologique et une volonté d’expérimentation impressionnante. La jeunesse algérienne est capable d’assimiler, d’expérimenter mais aussi d’adapter toute nouvelle technologie qui leur tombe entre les mains. Nous l’avons vue avec l’arrivée d’Internet que les jeunes en Algérie ont souvent fait le tour de la question des réseaux sociaux, des applications mobiles et autre système basés sur le net. Leur compétences de « débrouillardises » font qu’ils voient toujours ces nouvelles technologies comme de nouveaux outils pour innover et aller un peu plus loin. Sans complexe et sans retenu, ils cherchent les limites de l’utilisation des ces nouvelles technologies. Ils ne peuvent voir dans le BIM qu’une nouvelle opportunité d’aller plus loin. Le BIM ne serait pas remis en question et il ne trouvera pas de résistance dans son usage comme nous le connaissant dans certains pays.

Un des enjeux du BIM est la formation qui se complexifie du fait de la variété des profils et des générations dans certains pays et qui ne voit pas forcement le BIM de la même manière. En Algérie, le plus gros de la population (plus de 70%) est constitué de jeunes. Les former sera moins problématique au vu en plus de leur capacité d’assimilation des nouvelles technologies.

Une autre raison est le niveau important d’investissement potentiel dans le secteur de la construction. En termes de quantité mais aussi de qualité. Le territoire Algérien est vaste et y habitent plus de 40 millions d’Algériens. Il y a toujours un manque et un besoin de construction dans tous les secteurs, l’habitat, la santé, le sport, l’industrie, ..etc. Le BIM peut être un vrai outil d’aide à la décision pour apporter de la qualité dans la conception, la réalisation et la gestion de tout ce qui peut être réalisé et cela quelque soit la politique de construction qui se mettrait en place dans ce pays.

A cela nous pouvons ajouter la question de la rationalité financière que peut apporter le BIM aux maitres d’ouvrages qu’ils soient publics ou privés. Comme nous le savons le BIM permet de réaliser un bâtiment en étant le plus prêt possible du budget énoncé avant de la réalisation de ce dernier. Combien de projets ont couté deux fois, trois fois même dix fois plus que le budget annoncé en Algérie ? Cela permettre de faire deux fois, trois fois, dix fois plus de projets ou des projets deux fois, trois fois ou dix fois mieux que ceux réalisés.

L’Algérie trouverait un grand intérêt à adopter le BIM dans tous ses projets, qu’ils soient publics ou privés et ainsi offrir un vrai outil de prise de décision au secteur de la construction mais aussi d’en faire un vrai secteur compétitif et productif dans un pays qui a besoin de créer de l’emploi et une meilleur qualité de vie et d’usage des ses constructions.


Le BIM, une évolution ou une révolution ?

Beaucoup se pose cette question et certains essaye d’y apporter une réponse. Nous allons essayer de vous donner notre avis sur la question.

Du point de vue technologique, et j’entends pas là concernant les outils de modélisation informatique, nous assistons à une simple évolution des outils. Depuis l’avènement de la CAO, les outils de modélisation ont évolué progressivement et n’ont pas attendu le BIM pour le faire. D’ailleurs le BIM ne fait que profité de cette « évolution » pour les intégrer dans son processus de production d’un bâtiment. Il donc bien une évolution et non révolution au niveau des outils de modélisation. D’outil de DAO vers des outils de modélisation 3D et maintenant vers des outils de modélisation 3D orientée objet. Quant nous disons « maintenant » il faut dire que cela existe depuis déjà quelques années, avant même la popularisation du BIM. Un logiciel comme ArchiCAD et d’autres aussi fond de l’orientée objet depuis plus de 15 ans et surtout pour la modélisation architectural.

S’il y a révolution, elle se trouve dans les processus de production et de gestion architecturales. Et cette révolution n’est entrain de se mettre en place que maintenant de manière progressive. Nous pouvons dire qu’elle est en cours et qu’elle n’a encore fini de se mettre en place. Simplement parce que le BIM n’est pas arrivé à maturité. Les projets qui se réalisent en BIM depuis quelques années sont le seul moyen d’aider le BIM à progresser. Chaque projet apport son lot d’expérimentation et de réponses éventuelles aux problèmes posés.

Evolution ou révolution ? Nous pensons que les outils évoluent et que les processus évoluent vers une révolution. Ce qui est sûr aujourd’hui c’est que le BIM est incontournable mais que chacun peut se lancer à son niveau pour éprouver les méthodes actuelles et ainsi participer à « l’évolution » du BIM.

Les avantages du BIM pour les petits bureaux

En 2014 une enquête du CAE (Conseil des Architectes d’Europe) a identifié que sur un total de 565.000 architectes en Europe, 74% des bureaux d’architecture sont constitués d’une personne (contre 54% en 2008). 

Le dernier rapport de la NBS (issu du RIBA) sur l’utilisation du BIM en Angleterre, indique que 35% des petits bureaux utilisaient le BIM, par rapport à 61% pour les grands bureaux.

La majorité de ceux qui ont entrepris l’effort de mettre en œuvre le BIM au sein de leurs organisations considèrent ces implémentations « BIM mineur » déjà rentable.

Ce rapport a permis d’identifier les avantages que trouvent les petits bureaux dans l’intégration du BIM dans leurs activités, en voici les principales :

  • Réduction de la nécessité de l’interopérabilité;
  • Collaboration plus facile entre les membres de l’équipe;
  • Facilité à aborder de petits projets avec des exigences inférieures;
  • Augmentation de la productivité due à des informations structurées;
  • Amélioration de la compréhension collective des intentions de conception;
  • Plus grandes capacités d’analyse et de simulation (énergie, coût, Quantité);
  • Amélioration de la précision et une meilleure planification de projet.

Regard critique sur les logiciels de modélisation – Partie 2

Comme signalé dans le précédent article, la question de l’évolution des logiciels de modélisation n’est pas forcement liée aux attentes du BIM mais une est une question de sommes d’adaptations de ces derniers. Chacun suivant sa logique de départ.

Pour mieux le comprendre et il faut essayer d’avoir une vue globale sur les développements informatiques depuis leur naissance. Si nous devions expliquer cela de façon simple, la programmation informatique a été une invention extraordinaire qui permet à partir d’un langage particulier programmer un certain nombre de commande et créer des chaines complexes de commandes suivant ses besoins. Deux facteurs apparaissent déjà dans cette premier aperçu ; les besoins et la personne qui va créer le programme.

Les besoins. Dans le monde de l’architecture le besoin qui a eu le plus succès était celui de pouvoir produire des plans précis reproductible à l’infini et imprimable en autant d’exemplaire souhaités. Si on voit l’évolution des outils de CAO c’est effectivement vers cela que les outils sont devenus de plus en plus performants. Dans cette évolution il a été pris en compte des « besoins » des architectes progressivement et seulement lors qu’ils étaient compatible avec une vision technique informatique des outils. Plus les outils répondaient aux besoins des architectes, plus les architectes commençaient à les utiliser sans trop s’inquiéter de la logique de départ de la programmation. Comme dans beaucoup de domaine, la logique commerciale prime sur le reste. L’architecte étant un client potentiel il fallait trouver le moyen d’intégrer ses besoins mais dans une logique de cycle de vie d’un produit de consommation, pas trop de changements à la fois donnant ainsi une valeur supplémentaire à la nouvelle version sans mettre en péril la rentabilité commercial de la version précédente.

Certain développeurs on fait le pari de créer des outils spécifiques aux architectes sur base d’une réelle analyse des processus de production des documents d’architecture et des besoins du moment des architectes. Ce qui a eu le mérite d’introduire la notion de 3D dans la modélisation assistée par ordinateur. Mais cette analyse se limitait aux besoins du moment, les architectes n’étant pas demandeurs de plus et faisant appliquer la logique, là aussi, du cycle de vie d’un produit de consommation pour donner une viabilité au programme.

Tout cela nous mène directement à la personne qui crée le programme. Ils sont rare les architectes qui ont une double compétence d’architecte et de programmeur, même une troisième celle d’analyste des besoins. Il est donc rare que les programmeur, avec toute la bonne volonté qu’il peut avoir, d’analyser au mieux les besoins des futurs utilisateurs tout en anticipant les besoins futurs liées à l’évolution d’une société 2.0 les le nouveau rôle de l’architecte dans la construction virtuelle de son projet. Nous pouvons ajouter à cela aussi l’anticipation des besoins en termes d’échanges de données avec les autres acteurs.

Tout cela se complexifie encore en sachant qu’en général les programmeurs partent des logiciels existants qui ont leur propre logique de conception informatique. Si l’on fait le lien entre ces deux facteurs ; les besoins et les programmeurs, le résultat est ce que nous avons à notre disposition sur le marché des logiciels de modélisation aujourd’hui. Des logiciels qui n’ont pas été fait pour communiquer ensemble, qui ont leur propre logique de programmation et qui cherche désespérément à s’adapter aux nouveaux besoins, dans une logique de cycle de vie d’un produit de consommation.

L’idée de cet article n’est pas de rejeter les logiciels de modélisations, bien au contraire, mais de mettre en place les bases d’une réflexion permettant une réelle évolution de ces outils vers un BIM ouvert.

Qu’elle position avoir vis à vis du format IFC ?

Les architectes ont tout intérêt à bien comprendre les enjeux de l’IFC dans les échanges des données BIM d’un projet d’architecture.

L’IFC est le formation d’échange établi par Building Smart pour l’interopérabilité entre les acteurs d’un projet de construction. Il s’agit donc bien d’un format de fichier qui peut récupérer non seulement la maquette numérique 3D mais aussi toutes les données qui concernent chaque élément constructif.

Pourquoi un format d’échange standard ? La gamme de logiciels BIM est grandes et chacun a sont format natif. Echanger des fichiers de formats natifs ne peut se faire qu’entre des logiciels d’un même producteur de logiciels. Actuellement on passe souvent par du DXF ou même des PDF pour fournir à l’un ou l’autre partenaire du projet les informations dont il a besoin pour effectuer les tâches qui lui incombent. Cela fait perdre du temps et créé de la ressaisie d’information en permanence. Comme le DXF a été le format d’échange pendant des années (encore maintenant) pour les logiciels de CAO, Building Smart propose de créer un format d’échange pour le BIM qui serait l’IFC pour Industry Foundation Classes.

Ce type de format ou de fichier doit pouvoir récupérer (importer) et envoyer (exporter) toutes les données créées dans un logiciels BIM quel qu’il soit. Il est donc important qu’un architecte puisse récupérer un fichier IFC dans son logiciel de modélisation s’il veut participer à un projet géré par un processus BIM. Il doit aussi pouvoir envoyer son fichier au format IFC pour les mêmes raisons. Le choix de son logiciel de modélisation doit donc se faire aussi par rapport à ce critère s’il souhaite participer à un projet BIM.

Pour des questions purement commerciales, chaque producteur de logiciels essaye de mettre en avant ses capacités à importer et à exporter au format IFC. Mais, ils essayent aussi de mettre en avant les capacités d’interopérabilités existants entre les différents logiciels d’un même producteur. Cela vient du fait que l’IFC, dans sa forme actuel pose encore quelques soucis d’import et d’export des données BIM. Effectivement l’IFC n’est pas encore arrivé à maturité et est toujours en développement. Ce qui pousse certains maitre d’ouvrage à estimer qu’il est plus intéressant de travailler avec le même logiciel pour garantir le transfert des données dans leur intégralité. Ils poussent donc, dans certains cas, à ce que tous les partenaires d’un même projet travaillent avec le même logiciel. Cette exigence peut être très contraignante pour les architectes.

Comme nous le savons tous, les architectes ne travaillent pas tous avec le même logiciel. ArchiCAD, Allplan, VectorWorks, SketchUp, … etc. S’ils doivent s’adapter pour chaque projet au logiciel imposé par un maitre d’ouvrage cela serait ingérable pour eux. Devoir passer à un autre logiciel coute de l’argent en termes de licence, de formation et de perte de rendement. Il est donc important que les architectes mettent en avant les échanges de données via le format IFC pour pouvoir garder leur logiciel et se concentrer sur la question du travail collaboratif dans le BIM au lieu de se former perpétuellement sur de nouveaux logiciels.

Les enjeux du BIM pour les architectes

Au-delà du phénomène de mode que représente le BIM sous sommes face à un nouveau paradigme en terme d’architecture. Faire de l ‘architecture au travers de ce nouveau paradigme bouleverse nos façons de l’aborder mais pa tant que ça. qu’est-ce que le BIM finalement? Pour le moment, notamment dans le monde professionnel, cette notion est expliquée principalement par les développeurs de logiciels d’architecture. Il est important, pour les architectes, de bien comprendre que le BIM n’est pas un logiciel mais tout un processus qui tourne au tour d’une maquette numérique dont les acteurs sont multiples et qui concerne l’ensemble des étapes de conception et réalisation d’un projet d’architecture. Il ne s’agit donc pas de simplement s’équiper d’un logiciel. Si le BIM devient et deviendra incontournable c’est aussi parce qu’il apporte de nombreux avantages. Ceci dit il engendre aussi pas mal de bouleversement dans les bureaux d’architecture, grands et petits. Il faut donc bien s’y préparer. Comme toute nouvelle façon de faire, sa mise en place demande un investissement concéquent, que ce soit en termes de temps, d’argents ou de formation.

Qu’est ce que le BIM ?

Le BIM est donc un processus qui gère une maquette numérique dans la phase de conception du projet et dans sa phase de réalisation. Il associe diffèrent acteurs qui vont participer à la réalisation de la maquette numérique dans toutes les phases importantes du projet. Ces acteurs doivent donc pouvoir implémenter et échanger des informations importantes sur le projet. Cette maquette numérique est une copie ( un clône) numérique du bâtiment qui va être réalisé, elle permet de simuler la construction mais aussi de vérifier la bonne superposition de l’ensemble des éléments dessinés, ce qui permet des gains de temps et d’argent lors de sa réalisation.

Le BIM n’est donc pas un outil spécifique aux architectes mais nous y avons un rôle important à jouer. Pourtant nous sommes quasi les derniers dans le monde de la construction à l’aborder. Dans l’avenir le BIM va permettre d’élargir, de créer de nouveaux métiers, dont l’architecte peut s’y intéresser et s’y investir. La nouvelle figure professionnelle de BIM-manager est l’une des situations dans laquelle l’architecte peut y jouer un rôle. Le BIM-manager est la personne qui genre la maquette numérique lors de sa réalisation et coordonne les transferts de données entre les différents acteurs du projet. Il vieille à ce que le modèle soit le plus correcte possible et évite les problèmes de collision d’information provenant de différents bureaux d’étude. Il doit donc avoir une bonne connaissance des processus, des logiciels et du rôle de chaque utilisateur. Les architectes y trouveraient une mission valorisante et intéressante.

Il faut savoir aussi que le BIM n’est pas apparu du jour au lendemain. Cette notion a été longtemps l’affaire des ingénieurs et des chercheurs. Si aujourd’hui il est devenu un sujet d’actualité sorti du giron des universités c’est simplement parce que certains pays ont parié sur son utilisation et ont mis en place les conditions pour le faire.

Le BIM, une obligation ?

Des résultats d’enquêtes ont démontré qu’un projet élaboré avec le processus BIM permettait de réaliser des économies substantielles dans la conception mais aussi et surtout dans la réalisation des travaux. L’Angleterre estime une économie de temps et de coût de l’ordre de 20%. C’est essentiellement pour cette raison que la commission européenne à éditer une directive (directive européenne 2014/24/EU) sur la passation des marchés publics) qui pousse l’ensemble des pays de l’union à intégrer ce processus dans les appels à marchés publics.

Avec des niveaux d’évolution différents, chaque pays de l’Union Européenne est entrain de mettre en place des conditions d’intgration de cette nouvelle façon de faire et de construire, les précurseurs étant l’Angleterre, la Norvège, et la Finlande, suivis de près par les allemands , les français et les Luxembourg.

Les enjeux, au niveau constitutionnel sont donc importants en Belgique. Pour l’instant peu de choses sont mise en place chez nous. Il est donc encore temps que les architectes s’y intéressent de près pour être des acteurs importants dans sa mise en place. L’enjeu est double pour nous ; si un architecte belge souhaite répondre à un appel à marchés publics européen dans l’avenir il devra être prêt à démontrer ses capacités à travailler dans le cadre d’un processus BIM, et si la Belgique met en place ce processus il faut aussi s’y préparer parce que les bureaux provenant d’autres pays européen risquent d’être plus à même de répondre aux nouvelles conditions de marchés publics belges.

Quel logiciel ?

La question du logiciel finalement (mis à part l’investissement financié qu’il peut représenter) est secondaire puisqu’il existe maintenant un format de fichier universelle qui permet à tous les logiciels BIM de récupérer l’ensemble des informations intégrés dans la maquette numérique, se format est l’IFC (pour Industie Foundation Classes). Développé par un consortium d’entreprise du bâtiment et de développeurs de logiciel « BuildingSmart ». Il n’y a donc pas lieu penser qu’il faut absolument tel ou tel logiciel, il faut faire le choix suivant les outils que celui-ci propose par rapport à une manière de faire propre à l’architecte. Le plus important c’est de mettre en place les conditions de collaboration dans son bureau au tour de la maquette numérique et voir dans quelle mesure adapter sa façon de travailler.

Qu’apporte en plus le BIM ?

Au-delà de la conception et de la réalisation d’un projet, le BIM permet la production d’un as build en maquette numérique fidèle à la construction et intégrant l’ensemble des données de chaque équipe le composant. Cela a suscité chez certain maitre d’ouvrage la volonté de faire des maquettes numérique BIM pour l’ensemble de leur parc mobilier pour des questions facilité dans la gestion et donc des économies conséquentes à long terme.

Là aussi les architectes pourront devenir des acteurs importants dans la gestion de ces maquettes numériques, compétences recherchées par déjà pas mal de maitres d’ouvrages.

En conclusion

Il est important pour nous de considérer le BIM comme un nouveau mode de fonctionnement qui peut nourrir la profession et l’enrichir, d’où l’importance de former les futurs architectes à la connaissance du processus BIM plus qu’au maniement de logiciels.

La marche vers le BIM est un cours et nous avons tout intérêt à y être attentif et donner aux architectes une place importante de ce processus.

Regard critique sur les logiciels de modélisation BIM

La maquette numérique reste un élément important dans un processus BIM. Elle est le support des informations géométriques et non géométriques du projet. Vous avez certainement entendu les producteur de logiciels, notamment de modélisation dire qu’ils font du BIM depuis plus de 20 ans. Cela est en parti vrai mais nous avons le devoir de se poser la question de comment ces logiciels pouvaient faire du BIM avant l’avènement du BIM lui-même ? Sont-ils en adéquation totale avec le BIM tel qu’il est entrain d’évoluer ?

Après avoir testé différents logiciels de modélisation dit orientés BIM nous devons faire un certain nombre de constats.

Le premier concerne leurs capacités à créer des fichiers IFC. Nous avons constaté que les producteur de logiciels de modélisation cherchent à adapter l’IFC à leurs logiciels et non pas l’inverse. Cela fait que chaque logiciel a sa propre interprétation de l’IFC quel produit et cela participe aux problèmes d’interopérabilité entre des logiciels différents. Même les viewers que nous avons testé affichent de façon différentes les maquettes numériques IFC, qu’elles proviennent d’un logiciel ou d’un autre. Nous ne cherchons pas ici à mettre en avant un logiciel par rapport à un autre au niveau de l’IFC mais bien d’identifier un problème dans l’interprétation du format en question. Il est important que les producteur de logiciel de modélisation proposent des ajustements de leurs produits par rapport à la structure de l’IFC et non pas l’inverse. Il est clair que commercialement cela ne présente pas d’intérêt immédiat pour eux mais à plus long terme cela favorisera les échanges dans un format standard et correctement. A moins que ce ne soit pas dans leurs projets.

La deuxième problématique se pose au niveau de la modélisation elle-même en orienté objet. Ces logiciels proposent des outils de modélisation très performant et qui permettre sans doute de gagner du temps dans le dessin 3D. Ceci dit, cela implique un « assistant caché » qui produit de manière automatique certains éléments. Il donne aussi l’impression de mieux gérer les composants de chaque élément constructif. Ce n’est pas toujours le cas. Souvent la maquette enregistre une information non géométrique comme une information géométrique, ou considère un élément en 2D comme étant un élément en 3D. Rare sont les logiciels qui donnent « à voir » ce qu’il y a de réellement dessiné en 3D comme étant un « objet ». Cela participe forcement à de mauvaises interprétations de l’IFC produit à partir de ces maquettes numériques.

Toutes ces situations problématiques sont l’héritage de logiciels qui justement travaillaient en orienté objet avant leur utilisation dans un processus BIM. Nous pouvons facilement imaginer que les préoccupations commerciales sont à l’origine de ce développement et il faut donc toujours avoir une posture critique vis-à-vis des politiques de développement de ces logiciels.


Le monde de la construction face aux changements technologiques

Le nouveau monde qui se dessine devant nous se veut numérique et dématérialiser. Nous y sommes déjà mais sommes nous prêt à intégrer tout le savoir qu’il va nous exiger d’avoir ? Comment faire face à ces changements ?

Emanuel Macron :  » Priorité sera donnée à la formation tout au long de la vie pour faire face aux grands changements ». 

Les métiers de la construction DOIVENT effectuer leur passage au numérique. Savoirs, savoirs faire et savoirs être actuels vont devoir se transformer, être plus transparent, être plus dématérialisé, être plus fluide.

L’information est devenue, depuis déjà u moment, le nerf de la guerre. De nouveaux système de gestion de l’information se mettent en place et évoluent à une vitesse vertigineuse. Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, nous nous approchons à grands pas de l’Intelligence artificielle.

Tous les jours, chacun de nous, joue le rôle de testeur bêta de ses systèmes. Sur nos appareils mobiles, sur nos ordinateurs, en surfant sur internet. Certains ne fond que chercher une information et d’autre vont jusqu’à commenter la qualité de l’information. Tout cela est utilisé pour valoriser ou dévaloriser une information par rapport à une autre.

Le monde de la construction n’y échappera pas. Alors quelle position prendre dès maintenant ? Avons-nous d’autres choix que d’avoir des stratégies d’entreprise à court, moyen ET long termes pour maitriser ses données ?